Comme annoncé précédemment, le procès d’Oumar Sylla dit Foniké Menguè s’est poursuivi ce vendredi, 21 aout 2020 au tribunal de première instance de Dixinn. A l’opposé du ministère public qui avait requis une condamnation de 02 ans de prison et le payement d’une amende de 30 millions francs guinéens, les avocats de la défense ont plaidé non coupables.

Ci-dessous, les plaidoiries de certains avocats du prévenu qui est poursuivi pour communication et divulgation de fausses informations et menaces notamment de violence ou de mort pour la mise à disposition d’autrui d’information à troubler la sécurité publique.

Me Salifou Béavogui : « ce monsieur est un innocent. Il est le prisonnier de monsieur le procureur qui est prêt à tout pour en finir avec le FNDC qu’il qualifie de milice. Cela veut que tous ceux sont au FNDC sont des miliciens ; Elhadj Cellou Dalein Diallo, monsieur Sidya Touré et monsieur Lansana Kouyaté. C’est pour vous dire monsieur le président que vous avez auprès de vous, un parquet qui est prêt à tout. Monsieur le président, le seul crime de notre client c’est de s’opposer à un 3 ème mandat. Nous vous prions monsieur le président, de dire le droit, de relaxer purement et simplement notre client parce qu’il n’a commis aucune infraction. C’est un procès politico-judiciaire».

Me Pépé Antoine Lama : « cette accusation est montée de toute pièce par le procureur. Pour moi, ce procès n’avait pas lieu d’être, c’est une perte de temps.  Monsieur le procureur connaît bien son travail mais ce n’est pas facile de défendre des contre-vérités. Le ministère public a enlevé à ce procès son caractère judiciaire pour en faire politique. C’est un procès de la honte. Monsieur le procureur a tourné ce procès au profit d’un régime. Le ministère public fait du militantisme, il est là à traquer tous ceux qui s’opposent à un 3 ème mandat »

Me Mohamed Traoré : « les avocats qui défendent les dossiers du FNDC sont des hommes de conviction. Les militants du FNDC continuent à être traqués. Le FNDC n’a jamais utilisé des armes, les seules armes utilisées sont celles que la Guinée met à sa disposition. Le FNDC n’a jamais fait recours à la violence, elle se conforme à la loi. Mais en Guinée, le premier à violer la loi c’est l’État. Monsieur le procureur a complètement raté ce procès ».

Le verdict dans sera dossier est attendu pour le jeudi, 27 aout 2020.

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